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Article · 4 novembre 2026

Droit de visite et d'hébergement : classique, libre, médiatisé, grands-parents et non-représentation d'enfant

En bref : le droit de visite et d'hébergement ne peut être refusé au parent que pour motifs graves (article 373-2-1 du code civil). Le schéma « un week-end sur deux et la moitié des vacances » relève de l'usage, pas de la loi. Le DVH libre fragilise le dossier ; l'entrave au droit est un délit.

Vérifié le 4 novembre 2026 sur Légifrance (articles 371-4, 373-2-1 et 373-2-9 du code civil, articles 227-5 et 227-9 du code pénal, article 1180-5 du code de procédure civile, décret n° 2012-1153 du 15 octobre 2012) et sur service-public.gouv.fr (fiche « Droit de visite et d'hébergement en cas de séparation des parents », vérifiée le 5 juin 2026, et fiche « Non-représentation d'enfant », vérifiée le 15 septembre 2026).

Le fondement : articles 373-2-9 et 373-2-1 du code civil

Lorsque la résidence de l'enfant est fixée chez l'un des parents, l'article 373-2-9 charge le juge aux affaires familiales de statuer sur les modalités du droit de visite de l'autre parent. L'article 373-2-1, dans sa version en vigueur depuis le 11 juillet 2010, pose la règle qui structure tout le contentieux : l'exercice du droit de visite et d'hébergement ne peut être refusé à l'autre parent que pour des motifs graves.

La Cour de cassation exige que ces motifs soient caractérisés à la date où le juge statue (Cass. 1re civ., 28 janvier 2015, n° 13-27.983, publié au bulletin). Votre argumentaire se construit donc sur des pièces datées.

Classique, élargi, libre, progressif : les formules et leurs risques

Selon la fiche officielle, le premier week-end de l'année est impair et le jour férié rejoint par usage le week-end adjacent, sauf mention contraire.

Le DVH médiatisé et le droit des grands-parents

L'article 373-2-9 permet au juge, lorsque l'intérêt de l'enfant le commande, de fixer le droit de visite dans un espace de rencontre qu'il désigne, par une décision spécialement motivée. L'article 1180-5 du code de procédure civile impose alors au juge de fixer la durée et la périodicité des rencontres. Les espaces de rencontre doivent être agréés selon le décret n° 2012-1153 du 15 octobre 2012. Lorsque la remise directe présente un danger, le juge peut aussi organiser le passage de bras dans un espace de rencontre ou avec un tiers de confiance.

Pour les grands-parents, l'article 371-4 du code civil, dans sa rédaction issue de la loi du 17 mai 2013, dispose que l'enfant a le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants et que seul l'intérêt de l'enfant peut y faire obstacle. Les grands-parents saisissent le juge aux affaires familiales du lieu de résidence de l'enfant. Selon service-public.gouv.fr, un conflit ancien avec les parents ne justifie pas à lui seul un refus, sauf s'il affecte l'équilibre de l'enfant.

Non-représentation d'enfant, parent qui n'exerce pas, modification et trajets

Le refus indu de représenter un enfant mineur à la personne en droit de le réclamer est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende (article 227-5 du code pénal). L'article 227-9 porte la peine à trois ans et 45 000 euros lorsque l'enfant est retenu plus de cinq jours sans que le titulaire du droit sache où il se trouve, ou retenu indûment hors du territoire de la République. Selon service-public.gouv.fr, le délit suppose une décision exécutoire ou une convention homologuée, et seul un danger réel et immédiat, prouvé, justifie un refus.

À l'inverse, le parent qui n'exerce pas son droit ne commet aucune infraction : selon la même source, aucune procédure ne permet de le contraindre à prendre l'enfant. Les conséquences sont civiles et doivent être vérifiées au cas par cas : nouvelle saisine du JAF pour adapter le droit, demande de révision de la contribution à l'entretien, délai de prévenance au-delà duquel le parent est réputé avoir renoncé à la période.

La modification passe par une convention parentale homologuée ou par une saisine du JAF du lieu de résidence de l'enfant. Pour les trajets, la convention ou le jugement fixe en principe qui conduit l'enfant et qui paie ; à défaut, l'usage met trajets et frais à la charge du parent qui exerce le DVH.

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Questions fréquentes

Le DVH « un week-end sur deux » est-il prévu par la loi ?

Non. Le code civil confie au juge le soin de fixer les modalités du droit de visite. Le rythme d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances est un usage des juridictions et des conventions, que les parents peuvent remplacer par tout autre calendrier.

Un parent est-il obligé d'exercer son droit de visite et d'hébergement ?

Le DVH est un droit et un devoir, mais aucune sanction pénale ni procédure ne contraint un parent à prendre l'enfant. L'autre parent peut saisir le JAF pour adapter le droit et, le cas échéant, la contribution à l'entretien.

Quelle peine pour la non-représentation d'enfant ?

Un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende (article 227-5 du code pénal), portés à trois ans et 45 000 euros dans les cas de l'article 227-9, notamment une rétention de plus de cinq jours dans un lieu ignoré ou hors du territoire.

Les grands-parents disposent-ils d'un droit de visite ?

L'article 371-4 du code civil reconnaît à l'enfant le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l'intérêt de l'enfant peut y faire obstacle, et le JAF du lieu de résidence de l'enfant fixe les modalités.

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